Claire Michel à la poursuite de l’excellence

Claire Michel est une triathlète professionnelle. Claire est née en Belgique, a grandi en Oregon aux USA et est revenue à Bruxelles en 2012. Elle est actuellement en pleins préparatifs pour les JO de Tokyo, après une première participation aux Jeux de Rio en 2016 où elle représentait déjà la Belgique.

 

Pourquoi as-tu choisi le triathlon plutôt qu’un autre sport?

C’est le triathlon qui m’a choisie. J'ai pratiqué de nombreux sports quand j'étais enfant, j'ai commencé à nager à l'âge de 12 ans puis j'ai découvert la course à pied vers 14-15 ans. Je me suis alors lancée dans l'athlétisme et le cross-country en me spécialisant dans le 3000m steeple. A l'université d'Oregon, je me suis même qualifiée pour une finale dans cette discipline.

Dès que j’ai eu mon diplôme universitaire, je suis revenue à Bruxelles et j'ai essayé de me qualifier dans le steeple pour les Jeux Olympiques de Londres 2012 mais je me suis blessée et j’ai été contrainte de mettre fin à ma carrière d’athlète. Néanmoins, je tenais à rester active, je me suis donc inscrite dans un club de triathlon (the Brussels Triathlon Club - BTC) sans avoir l’intention de faire de la compétition, juste pour pratiquer les sports que j'aimais, nager et courir. Et puis un jour, des amis au club m'ont prêté un vélo et c’est ainsi que j'ai fait mon premier triathlon à 24 ans, j'ai adoré.


 

Comment fais-tu face au stress? Penses-tu que les femmes réagissent différemment par rapport aux hommes?

J'essaie de gérer les situations stressantes en les décomposant en petites parties, plus faciles à gérer. Je demande de l'aide si j'en ai besoin. Je parle avec des amis, avec mes coéquipiers ou ma famille pour avoir des conseils en fonction de la situation. Je tente d'organiser mon environnement au mieux pour limiter les sources de stress supplémentaires.

Je pense que les traits de personnalité des individus sont plus déterminants que le sexe en matière de gestion de stress. A mon avis, il est aussi culturellement plus acceptable pour les femmes de parler de leur stress ou de dépendre d'un réseau social que pour les hommes.

 

Qu’espères-tu encore réaliser au cours de ta carrière active?

J'espère atteindre mon potentiel maximum et pouvoir finir ma carrière en sachant que j’ai tout fait dans la poursuite de l’excellence. Et dans le même temps, inspirer une autre jeune génération de triathlètes, les pousser à avoir des rêves ambitieux et aussi aider à développer le triathlon.


 

Sais-tu déjà ce que tu vas faire après ta carrière d’athlète?

Bien que diplômée en commerce international, en langues romanes et en entrepreneuriat, je suis aussi très attirée par le développement du sport. Je suis membre du Comité des athlètes de la Fédération internationale de triathlon (World Triathlon) et j'aime réfléchir de manière stratégique au développement du sport. Mon objectif ici est d’aider à l'intégration des sports-études. Mon expérience aux États-Unis m'a beaucoup appris sur comment combiner sports et études.

En Belgique, nous perdons encore beaucoup de talents entre 18 et 22 ans lorsque les athlètes sentent qu'ils doivent faire un choix entre leur sport ou leurs études. C'est très regrettable car gérée correctement, la combinaison des deux peut être bénéfique et pour le sport et pour les études.

 

Qu’est-ce que tu attends de Tokyo? Pour toi personnellement et pour le Team Belgium?

Vu les circonstances, il est évident à mon sens que Tokyo s'organisera très différemment et que nous devrons donc tous être tout à fait flexibles et compréhensifs. Je suis très reconnaissante de l'opportunité qui m’est donnée de pouvoir m’aligner pour Team Belgium. J’ai hâte de participer à la première édition du relais mixte à Tokyo et je crois que nous sommes tous les 4 en forme en ce moment. Nous pensons réellement pouvoir surprendre les autres équipes.

C’est clair pour moi que le Team Belgium est prêt à rebondir sur l'élan de Rio et à réaliser d'excellentes performances à Tokyo. Le fait que depuis Rio, le COIB n'impose pas d’autres critères de qualification que les critères internationaux, démontre une volonté de donner l’opportunité aux athlètes de surprendre. Et je crois vraiment que nous sommes tous prêts à saisir cette opportunité.

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